LES MUSCLES MASTICATEURS
LES MUSCLES MASTICATEURS
Introduction
Les muscles masticateurs sont quatre muscles pairs et symétriques : le temporal, le masséter, le ptérygoïdien latéral et le ptérygoïdien médial. Ils sont tous innervés par des rameaux du nerf mandibulaire, branche du nerf trijumeau.
I – Le muscle temporal
1. Généralités
Le muscle temporal est large, aplati et en forme d’éventail. Il s’étend de la fosse temporale jusqu’au processus coronoïde de la mandibule.
2. Origines
Il prend origine dans la fosse temporale, à l’exception de la gouttière rétro-zygomatique, ainsi que sur la ligne temporale inférieure et sur la moitié ou les deux tiers supérieurs de la face profonde de l’aponévrose temporale.
3. Trajet
Les fibres convergent vers le processus coronoïde : les fibres antérieures sont verticales, les fibres moyennes sont obliques et les fibres postérieures sont horizontales.
4. Terminaison
Le muscle se termine par un épais tendon fixé sur le processus coronoïde et sur le bord antérieur de la branche de la mandibule.
5. Innervation
Il est innervé par les branches du nerf mandibulaire : le nerf temporal profond antérieur, le temporal profond moyen et le temporal profond postérieur.
6. Vascularisation
La vascularisation provient des branches de l’artère maxillaire, notamment les artères temporales profondes antérieure et postérieure, ainsi que d’une branche inconstante de l’artère temporale superficielle appelée artère temporale profonde moyenne.
7. Actions
Le muscle temporal est élévateur de la mandibule, permettant la fermeture de la bouche. Il est également rétropulseur de la mandibule.
8. Le fascia temporalis (aponévrose temporale)
L’aponévrose temporale s’insère en haut sur les lignes temporales supérieure et inférieure, en avant sur le processus zygomatique du frontal et sur le bord postéro-supérieur de l’os zygomatique, et en bas sur le bord supérieur de l’arcade zygomatique.
II – Le muscle masséter
1. Généralités
Le masséter est un muscle court, épais et rectangulaire. Il est tendu entre l’arcade zygomatique et la face latérale de la mandibule. Il comporte deux faisceaux : un faisceau superficiel et un faisceau profond.
2. Origine, trajet, terminaison
Le faisceau superficiel naît des trois quarts antérieurs du bord inférieur de l’arcade zygomatique, du bord postéro-inférieur de l’os zygomatique et de la partie adjacente du maxillaire. Il se termine sur la tubérosité massétérique de la mandibule, et ses fibres superficielles se mêlent à celles du ptérygoïdien médial.
Le faisceau profond naît du quart postérieur du bord inférieur de l’arcade zygomatique et de la face profonde de celle-ci. Il se termine sur la face latérale de la branche mandibulaire, au-dessus des insertions du faisceau superficiel.
3. Innervation, vascularisation, actions
Il est innervé par le nerf massétérique, branche du nerf mandibulaire. Sa vascularisation provient de l’artère massétérique, branche de l’artère maxillaire. Il est élévateur et propulseur de la mandibule.
4. Le fascia massétérique (aponévrose massétérine)
Le fascia massétérique s’insère en haut sur le bord inférieur de l’arcade zygomatique, en bas sur le bord inférieur de la mandibule, en arrière sur le bord postérieur de la mandibule où il se continue avec le fascia parotidien, et en avant sur le bord antérieur du processus coronoïde et de la branche mandibulaire.
III – Le muscle ptérygoïdien médial
1. Généralités
Le ptérygoïdien médial est un muscle quadrilatère, étendu de la fosse ptérygoïde à la face médiale de la branche mandibulaire.
2. Origine, trajet, terminaison
Il naît de la fosse ptérygoïde ainsi que de la face latérale du palatin et de la tubérosité maxillaire. Son trajet est oblique en bas, en arrière et en dehors. Il se termine sur la face médiale de l’angle mandibulaire et la partie adjacente de la branche.
3. Innervation, vascularisation, action
Il est innervé par le nerf du ptérygoïdien médial, branche du nerf mandibulaire. Sa vascularisation est assurée par l’artère ptérygoïdienne, branche de l’artère maxillaire. Ce muscle élève la mandibule lors d’une contraction bilatérale, réalise la diduction en contraction unilatérale et participe à la propulsion avec les ptérygoïdiens médial et latéral.
IV – Le muscle ptérygoïdien latéral
1. Généralités
Le ptérygoïdien latéral est un muscle court, épais et aplati transversalement. Il s’étend du processus ptérygoïde au col du condyle mandibulaire. Il est constitué de deux faisceaux : un faisceau supérieur ou sphénoïdal et un faisceau inférieur ou ptérygoïdien.
2. Origines
Le faisceau supérieur prend origine sur la face maxillaire de la grande aile du sphénoïde et sur la partie supérieure de la face latérale du processus ptérygoïde.
Le faisceau inférieur naît de la partie inférieure de la face latérale du processus ptérygoïde et de la partie attenante de la tubérosité maxillaire.
3. Trajet et terminaison
Les fibres convergent en arrière et en dehors vers l’articulation temporo-mandibulaire, parfois séparées par l’artère maxillaire.
Le muscle se termine dans la fossette ptérygoïdienne de la face antérieure du col du condyle mandibulaire ainsi que sur la capsule de l’ATM.
4. Innervation, vascularisation, action
Il est innervé par le nerf du ptérygoïdien latéral, branche du nerf mandibulaire. Sa vascularisation est assurée par l’artère ptérygoïdienne, branche de l’artère maxillaire.
Il abaisse la mandibule lors d’une contraction bilatérale et participe à la diduction avec le ptérygoïdien médial.