Les filaments intermédiaires
Organisation et composition
Les filaments intermédiaires (FI) ont un diamètre intermédiaire (8 à 10 nm), sont rectilignes, non ramifiés et présentent une striation périodique. Ils sont constitués de protéines insolubles très diverses, formant des homopolymères ou des hétéropolymères selon le type cellulaire. Leurs sous‑unités s’assemblent en dimères puis en tétramères non polarisés ; huit tétramères s’associent pour former un protofilament, et plusieurs protofilaments s’assemblent en un filament complet. La famille des FI regroupe plus de 60 protéines différentes, réparties en sept classes, incluant les kératines (épithéliums), vimentine et protéines apparentées (cellules mésenchymateuses), desmine (muscle), neurofilaments (neurones), lamines (noyau), etc. L’expression de ces protéines est spécifique du type cellulaire.
Fonctions
Les filaments intermédiaires constituent un réseau résistant s’étendant du noyau à la membrane plasmique et interagissant avec les autres composants du cytosquelette. Ils jouent un rôle essentiel de charpente dans les tissus soumis à des contraintes mécaniques (épithéliums, cellules musculaires, neurones) et assurent la cohésion entre cellules, notamment au niveau des jonctions (desmosomes et hémidesmosomes). Dans les cellules épithéliales humaines, on dénombre une vingtaine d’isoformes de kératines dont l’expression dépend du type d’épithélium et de l’état de différenciation.