Les récepteurs
Récepteurs nucléaires
Ces récepteurs monomériques lient des ligands hydrophobes (stéroïdes, rétinoïdes, hormones thyroïdiennes, vitamine D). Ils se classent en trois types :
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Récepteurs de type 1 (stéroïdes) ;
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Récepteurs de type 2 (thyroïdiennes, acides trans‑rétinoïques, vitamine D, récepteurs « orphelins » de métabolites) ;
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Récepteurs de type 3 (acides cis‑rétinoïques et récepteurs orphelins).
Ces récepteurs possèdent des domaines de liaison au ligand, à l’ADN et d’activation transcriptionnelle. Liaisons aux ligands libèrent des protéines chaperonnes (Hsp) et permettent l’homodimérisation ou l’hétérodimérisation, la liaison à l’ADN et l’activation de la transcription.
Récepteurs membranaires
Ils accomplissent la reconnaissance du ligand à la membrane et déclenchent une réponse intracellulaire.
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Récepteurs canaux : leur ouverture peut être voltage‑dépendante, mécanique ou liée à un ligand (externe ou interne).
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Récepteurs couplés aux protéines G (GPCR) : larges familles de récepteurs à sept hélices qui répondent à divers ligands. Ils activent des protéines G trimériques puis des effecteurs (ex. adenylate cyclase, phospholipase C). De nombreuses pathologies proviennent de mutations de GPCR (hyperparathyroïdisme, puberté précoce, diabète insipide néphrogénique, déficit en glucocorticoïdes, daltonisme, rétinite pigmentaire).
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Récepteurs enzymes : la plupart sont des récepteurs des facteurs de croissance. Ils comportent un domaine extracellulaire pour lier le ligand et un domaine cytoplasmique enzymatique. Il existe trois grands types :
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Récepteurs guanylate cyclase : produisent du GMPc en réponse à des peptides natriurétiques.
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Récepteurs tyrosine kinase (RTK) : 60 récepteurs regroupés en dizaines de familles (EGF-R, PDGF-R, etc.). La fixation du ligand induit la dimérisation et l’autophosphorylation de sites catalytiques et de docking, recrutant des protéines de signalisation.
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Récepteurs tyrosine phosphatase : structurés comme des RTK mais déphosphorylent des tyrosines phosphorylées.
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Des mécanismes régulent l’activité de ces récepteurs pour moduler la réponse cellulaire.