Temps subi ou temps choisi
Deux façons de vivre son temps
Il existe deux manières principales de vivre son quotidien. Cette distinction ne dépend ni du poste occupé, ni du niveau de responsabilité, ni de la quantité de travail. Elle dépend principalement de la posture adoptée face au temps. Nous pouvons vivre dans un temps subi ou dans un temps choisi.
Le temps subi
Dans cette situation, nous réagissons en permanence aux sollicitations extérieures. Nous répondons aux urgences sans toujours réfléchir à leur pertinence, nous acceptons des réunions par automatisme, nous consultons nos messages dès qu’une notification apparaît, nous traitons les demandes dans l’ordre où elles arrivent.
La journée est remplie, parfois même saturée. Pourtant, le sentiment dominant est celui de la dispersion. Nous avons l’impression :
- De courir toute la journée
- De ne jamais avoir terminé
- De manquer de temps
- De subir les priorités des autres
Le temps subi donne une sensation d’activité intense, mais rarement de progression stratégique.
Le temps choisi
À l’inverse, le temps choisi repose sur l’intention. Ici, nous planifions nos priorités avant que les urgences ne s’imposent, nous protégeons des moments dédiés aux tâches importantes, nous regroupons les tâches secondaires, nous acceptons de dire non à certaines demandes pour rester alignés avec nos objectifs.
Le temps choisi ne supprime pas les imprévus, il change la manière de les intégrer. La journée n’est pas forcément moins remplie, mais elle est plus cohérente. Le sentiment dominant devient :
- La clarté
- La maîtrise
- La progression
- La satisfaction
🧩 Exemple concret
Imaginons deux personnes travaillant dans le même environnement.
La première commence sa journée en ouvrant immédiatement sa messagerie. Elle répond aux messages, participe à des réunions imprévues, traite des demandes urgentes, elle reste active toute la journée. Le soir, elle réalise qu’elle n’a pas avancé sur son projet principal. Elle a été occupée, mais pas stratégique.
La seconde personne adopte une autre approche. Elle réserve deux heures le matin pour travailler sur une tâche prioritaire. Pendant ce temps, elle coupe les notifications et ne consulte pas ses messages. Ce n’est qu’ensuite qu’elle traite les sollicitations. Elle aura peut-être accompli moins de tâches en quantité, mais elle aura avancé sur l’essentiel.
La différence ne vient pas du temps disponible, elle vient de la décision initiale.
La première décision compte
Passer du temps subi au temps choisi ne nécessite pas une transformation radicale. Cela commence par un choix simple : décider d’allouer volontairement du temps à ce qui compte. Même un seul créneau protégé peut changer la dynamique d’une journée.
💬 Citation inspirante: « Vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier. Commencez par la première marche. » Martin Luther King Jr.
Cette citation rappelle que la gestion du temps ne demande pas une organisation parfaite dès le départ. Elle commence par une décision simple : faire un premier pas vers une organisation plus consciente.
🎯 Ce qu’il faut retenir
Chaque jour, vous choisissez – consciemment ou non – la manière dont vous vivez votre temps. Subir ou choisir, réagir ou anticiper, remplir ou orienter.
Gérer son temps, c’est progressivement passer du temps subi au temps choisi. Et ce passage commence aujourd’hui.